Monday, February 06, 2006

L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanique et la culture industrielle représentation d’une déception de masse.

Audrey, Myles,Marc-André, Alex, Romain


L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanique et la culture industrielle représentation d’une déception de masse.

Benjamin Walter écrivain, essayiste et traducteur conjugua la théologie, la philosophie du langage et le Marxisme. Sa thèse sur l’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanique décrit l’évolution d’un changement majeur au point de vue social, celle de l’accessibilité universelle. Le développement de la photographie est interprété comme un point culminant dans la démocratisation de la culture. L’accessibilité à l’information s’effectua sous diverses formes au cours de l’histoire du monde, comme par exemple la gravure, le dessin, l’estampe, la lithographie, mais jamais elle ne fût autant répandue que par la photographie, l’enregistrement du son et du film. Le film en lui-même représente un agent puissant de communication qui prendra une signification sociale déterminante.


Ces découvertes offrent non seulement de nouvelles opportunités pour le prolétariat, mais aussi poussent à se questionner sur le sens propre de l’art. En déplaçant l’image de sa position initiale, on place l’unique existence d’un objet à une existence en série. La standardisation de l’unique par la reproduction de l’œuvre a, en quelque sorte, instauré la déchéance de l’aura si longtemps admirée dans l’art. En d’autres mots, la perte de l’importance face à l’authenticité d’une œuvre et de sa symbolique renverse la fonction sociale de l’art.

Le mode de perception de l’art a subit durant l’histoire diverses métamorphoses qui ont par intervalles créées des bouleversements sociales. Pendant très longtemps l’art fût réservé aux cultes religieux, aux rituels magiques ou aux formes profanes de la beauté.

Benjamin Walter discute d’une relation intéressante entre cet hommage rendu aux divinités et le culte du public crée aujourd’hui dans l’industrie du film, par cette vénération accordée aux stars. Face à cette réflexion, peut-on ainsi accorder une valeur artistique à l’industrie du film ou simplement l’associer à un produit de consommation ou une production culturel?

Dans le texte sur la culture industrielle : représentation d’une déception de masse, Adorno et Horkheimer parlent du capitalisme et de notre société basée sur le travail et le plaisir. Ils portent un regard critique sur le pouvoir aliénant nos attitudes de consommation et notre condition humaine manipulée par la grande force des médias, versus ceux qui ont l’argent pour la faire vivre.

Ils parlent d’une culture de commodité qui nous suggère à intervalle régulier le rythme de vie à obtenir pour être heureux. Nos croyances et valeurs sont ainsi basées sur cette culture industrielle. La notion de liberté humaine ne semble plus exister qu’aux profits des entreprises.

En parallèle avec cette commodité au fétichisme, comme toutes nouvelles inventions au point de vue technologique, de nouvelles formes d’interprétation sont requises et de nouvelles formes d’art sont créées.


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